En tant que conducteur âgé, vous provoquez peu d’accidents, car vous êtes prudents et respectueux du Code de la route. Pourtant, les assureurs considèrent les conducteurs seniors comme un public à risque, car leur réactivité diminue avec l’âge. Généralement, une surprime est appliquée pour compenser les risques. Qu’est-ce qui explique cela ? Comment bien choisir son assurance auto lorsqu’on est senior ?
Les conducteurs seniors et l’assurance auto
En France, les seniors sont de plus en plus nombreux à prendre le volant. Bien qu’ils soient très prudents et cumulent des années de conduite sans faute, les jeunes retraités doivent payer des surprimes lorsqu’ils souscrivent leur contrat d’assurance auto.
Comme chaque assureur a sa propre définition du « senior » en matière d’assurance auto, la surprime peut être appliquée à partir de 65 ans, de 70 ans ou même de 74 ans si l’assuré dispose d’un certificat d’aptitude justifiant son bon état de santé.
Pour les assureurs, les conducteurs seniors sont des conducteurs à risques, parce qu’avec l’âge, les réflexes au volant finissent par être oubliés. D’ailleurs, après la vie professionnelle, les seniors prennent de moins en moins le volant pour les sorties quotidiennes.
La pratique de la route devient moins intensive, les capacités physiques, motrices et sensorielles diminuent et l’acuité visuelle s’affaiblit. C’est pour cela que les assureurs considèrent les conducteurs âgés comme des conducteurs à risques. Certains refusent même de les assurer.
En d’autres termes, la relation entre les retraités et les assureurs auto n’est pas toute rose, loin de là. Dans certains cas, une hausse de 47% du montant de l’assurance auto est appliquée dès l’âge de 60 ans. Une hausse qui s’explique par le nombre d’accidents graves causés par les conducteurs seniors.
Selon le bilan annuel de la sécurité routière de 2016, environ 25,5% des morts sur la route avaient plus de 65 ans. Autre explication des compagnies d’assurance : les seniors subissent des blessures plus graves que la moyenne, ce qui revient plus cher aux assureurs.
Bien choisir son assurance auto quand on est senior
Face aux réticences des assureurs et aux surprimes appliquées, il n’est pas toujours évident de trouver un bon contrat d’assurance auto. Commencez par identifier vos besoins. Avez-vous besoin de votre voiture tous les jours ? Quel est l’état général de votre voiture ? Effectuez-vous de longs trajets ?
Une fois vos besoins identifiés, négociez avec votre conseiller pour voir s’il peut être plus flexible surtout si vous êtes client depuis plusieurs années. Bien qu’il n’existe pas encore d’obligation de contrôle médical pour les conducteurs âgés, vous pouvez quand même produire un certificat de capacité pour attester votre bonne condition physique et vos capacités motrices.
Vous pourrez souscrire une assurance au kilomètre, qui est une formule idéale pour les seniors, car la prime est ajustée en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Il y a aussi un plafond de 10 000 ou de 15 000 kilomètres à ne pas dépasser.
Un autre moyen de réduire les coûts de l’assurance auto est de choisir une assurance auto au tiers, si votre voiture a une faible valeur résiduelle. Ou alors, vous pourrez souscrire le minimum de garanties en fonction de vos besoins et conserver votre assurance dépannage 24h/24. Enfin, vous pourrez également supprimer la garantie du trajet domicile-travail, si elle n’a plus lieu d’être. En modifiant l’usage de votre véhicule pour un usage « privé » ou « promenade », vous réaliserez des économies sur votre assurance automobile.
Devis d’assurance auto, le bon réflexe pour freiner les hausses injustifiées
Avec les années, on apprend à conduire autrement. Moins vite, plus juste. On évite les routes saturées, on anticipe les dangers et on écoute un peu plus le moteur. Mais étrangement, cette sagesse au volant ne se retrouve pas toujours sur la facture. Les primes d’assurance, elles, semblent ne pas connaître la décélération.
Alors, certains conducteurs prennent le contre-pied. Avant de renouveler leur contrat, ils se renseignent pour obtenir un devis d’assurance auto auprès de différentes compagnies. Pas uniquement pour “faire jouer la concurrence”, mais pour reprendre la main. Pour voir, noir sur blanc, combien vaut vraiment leur profil de conducteur prudent.
Et souvent, la surprise se trouve au bout de la comparaison, car les écarts de prix ne reflètent pas le risque, mais une inertie tarifaire. Le devis d’assurance auto devient alors un outil de bon sens — un moyen de remettre les chiffres à leur place, et soi-même au centre de la décision.
Et si le vrai luxe était de choisir son assurance auto ?
Pendant longtemps, l’assurance s’apparentait un peu à la météo, on la subissait. On recevait la nouvelle cotisation, on râlait un peu, puis on payait. Aujourd’hui, les conducteurs expérimentés refusent ce fatalisme. Ils veulent en effet comprendre ce qu’ils paient, pourquoi, et surtout… à qui.
En comparant plusieurs devis, ils peuvent vérifier que la couverture colle encore à leurs besoins. Niveau de franchise, montant des plafonds d’indemnisation, portée réelle de l’assistance 0 km, présence d’une garantie du conducteur étendue — rien n’est laissé au hasard. Certaines offres incluent même des remises spécifiques pour les bons conducteurs, ou des réductions après trois ans passés sans sinistre déclaré.
Un véhicule ancien ? Autant alléger les garanties tous risques et privilégier une formule au tiers, assortie d’une option vol-incendie. Une conduite plus occasionnelle ? Autant opter pour une assurance au kilomètre, où la prime s’ajuste à la distance parcourue. Et si vous roulez peu, pensez aussi à vérifier les clauses de stationnement, car certaines polices appliquent une surprime si la voiture dort dans la rue.
En apparence banal, le geste d’utiliser un comparateur d’assurances auto est en réalité une déclaration d’indépendance. Celle de ne plus payer pour ce qu’on n’utilise pas, celle de faire confiance à la transparence plutôt qu’à la routine.
Et puis, avouons-le, il y a quelque chose de grisant à cliquer sur “Comparer” et à découvrir qu’on peut économiser sans renoncer à la sécurité.