Comment être remboursé en cas de collision avec un animal sauvage ?


Les collisions avec un animal sauvage arrivent plus souvent qu’on ne le croit notamment lorsqu’on emprunte des routes de campagne ou des routes tracées en lisière de bois et de forêts.

Il peut en résulter des dommages importants aussi bien à l’encontre de la voiture que du conducteur du véhicule. Se pose alors la question du remboursement par les assurances. La réponse dans les développements qui suivent.

La pratique en termes d’indemnisation

Les collisions qui ont lieu entre votre véhicule et un animal sauvage sont généralement considérées comme des collisions avec des objets mobiles sans conducteur ce qui les font rentrer dans le cadre des garanties collision et des garanties tous dommages, souscrites auprès de votre assureur auto.

Bien entendu, la garantie collision se limite le plus souvent à la couverture des dommages causés suite à un tamponnement avec un tiers alors que la garantie tous dommages s’inscrit dans le cadre de sinistres automobiles plus larges.

Elle appartient typiquement à la catégorie des garanties octroyées aux assurés qui optent pour des formules tous risques ou parfois, pour des polices d’assurance auto intermédiaires.

En plus du cas de collision avec un animal sauvage, la garantie collision ou encore la garantie tous dommages a aussi vocation à couvrir les accidents incluant d’autres objets mobiles comme une autre voiture ou encore un piéton.

Pour s’assurer d’être remboursé suite à ce type de collision, il est essentiel de conserver toutes les preuves possibles allant de photos jusqu’aux témoignages voire même une touffe de poils de l’animal sauvage en question.

En effet, l’identification de l’animal en cause s’avère souvent être très importante pour se voir accorder un remboursement par les assurances.

L’indemnisation des dommages corporels

Concernant les dommages corporels suite à une collision avec un animal sauvage, la garantie du conducteur est celle qui permet de se faire rembourser les frais de soin occasionnés par l’accident en question.

La souscription à cette option est possible auprès de la majorité des compagnies d’assurance, notamment lorsqu’on opte pour un contrat d’assurance intermédiaire ou encore une garantie tous risques.

Les dommages corporels causés aux passagers seront quant à eux couverts par l’assurance responsabilité civile circulation, obligatoirement présente dans toutes les polices d’assurance de voiture.

La démarche d’indemnisation

La victime de l’accident de voiture causé par un animal sauvage dispose de 5 jours à partir de la date de survenance du sinistre pour prévenir la gendarmerie. Les autorités pourront alors délivrer une attestation, utile pour le montage du dossier d’indemnisation auprès de l’assureur.

Le délai pour faire parvenir la déclaration de sinistre à l’assureur est souvent prévu dans le contrat d’assurance et devra à tout prix être respecté. Il est généralement de 3 à 5 jours après la survenance de l’accident.

Le montant de l’indemnité due à une collision avec un animal sauvage sera comme dans tout autre accident couvert par une police d’assurance, déterminé par un expert. Il lui appartient également d’analyser les pièces apportées en guise de preuve de l’accident.

Le cas d’une collision avec un animal domestique

En cas de collision avec un animal domestique, la responsabilité du propriétaire de l’animal sera celle engagée. Il peut aussi bien s’agir de chiens et de chats que de chevaux, de moutons, de vaches…

Si l’animal était en laisse ou se trouvait gardé derrière un grillage au moment de la collision, la responsabilité civile du conducteur couvrira les dommages occasionnés, incluant les frais vétérinaires de l’animal en cas de blessures.

Si l’animal était en liberté, son propriétaire devrait assumer la responsabilité de la collision et indemnisera le conducteur des frais de remise en état de son véhicule.

Enfin, il convient de mentionner que les accidents impliquant un animal entrainent souvent un malus appliqué au contrat d’assurance du conducteur concerné sauf si l’assureur estime qu’il s’agissait d’un cas de force majeure.

Nos autres publications autour de l'assurance auto